Ce n’est qu’une émotion
Vos émotions sont créées par vous. Apprenez à reconnaître vos cartes mentales et à reprendre les commandes de vos états.
Quel pouvoir donnez-vous à vos émotions? Quelle valeur attribuez-vous à vos émotions ? Faut-il les écouter ? Faut-il les gérer ? Et si je vous disais que vos émotions ne sont qu’une création dont vous êtes l’artiste!
Partons d’un principe très simple. Une émotion n’est que la différence entre votre carte mentale et ce qui se passe réellement dans la réalité. Dans la carte mentale, nous mettons les pensées, les croyances, les attentes, les règles etc. Si ce qui se passe dans la réalité est «inférieur» aux attentes, une émotion négative se manifestera. Par exemple, si je m’attends à recevoir une augmentation de salaire et que finalement, je ne l’ai pas, une émotion négative émergera de cette attente défaite. L’inverse est tout aussi vrai.
Au-delà de la gestion émotionnelle !
Lorsque vous en venez à gérer une émotion, cela me dit que vous avez été victime d’un déclencheur. L’émotion vous sert à prendre conscience que probablement, une de vos valeurs n’a pas été respectée d’où l’activation émotionnelle. Maintenant que c’est dit, pendant combien de temps désirez-vous encore performe au travail avec cette qualité d’état que génère l’émotion négative ?
2 options :
Option 1: Changer ce qui se passe dans la réalité.
Concrètement, en se comportant différemment, en faisant les choses différemment. Cette option est dans le cas où vous avez un pouvoir d’action.
Option 2: Ajustez votre carte mentale afin que la réalité s’en rapproche.
Dans le cas de l’augmentation salariale, cette décision ne dépend pas de vous. Par conséquent, un ajustement de la carte mentale serait indiqué. Donc, votre préparation de rencontre annuelle serait d’envisager que peut-être vous n’aurez pas d’augmentation salariale. Pas d’attente, pas de déception !
Lorsque vous pensez à votre travail, à votre équipe, à votre patron, à votre entreprise, qu’est-ce qui vous active émotionnellement, systématiquement ? Quelle est votre intention de continuer d’être activé par ce déclencheur ? Qu’est-ce qui se passerait si vous décidiez d’ajuster votre carte mentale afin de ne plus être victime de ce déclencheur ?
Oui, mais comment?
Pour moi, j’utilise les permissions. Je me donne des permissions qui me permettent d’accepter la réalité que je ne peux changer. Par exemple, lorsque j’anime des formations, je me donne la permission d’accepter que les gens vont résister au contenu, que je ne serai pas clair, que les gens vont me poser plein de questions, qu’ils vont parler pendant que j’enseigne etc. Le pire scénario quoi! Pourquoi? Pour m’assurer que quoiqu’il arrive, je sois dans un espace émotionnel stable et d’être dans des états propices à mon objectif de formateur.
Quelles permissions devriez-vous vous donner ?
« Je me donne la permission d’accepter que mon patron ne souligne pas mes bons coups » « Je me donne la permission d’accepter que mon collègue soit d’une humeur massacrante à tous les matins » « Je me donne la permission d’accepter que mon échéancier ne sera pas respecté à cause d’un fournisseur. » « Je me donne la permission d’accepter que je dois répondre à plus de 100 courriels cette semaine.» Pas de panique! Ce n’est pas parce que vous acceptez ‘’l’inacceptable’’ que la complaisance s’installera. Bien au contraire. Lorsque vous êtes dans des émotions non inspirantes, vous vous complaisez en restant victime du déclencheur en plus de vous brimer d’avoir accès de façon optimale à votre quotient intellectuel. Vous êtes l’artiste, alors créez des émotions qui sauront vous inspirer vers votre actualisation.
